MÈRE-VEILLE VIVANTE

Tant de joie, tant de beauté se pressent
Derrière le rempart illusoire de l’étroitesse humaine,
Que bientôt celui-ci silencieusement s’effondrera
Et délivrera enfin la Toute-puissante Merveille vivante.

Elle qui transgressera impunément tous nos interdits
Et balaiera de Son rire toutes nos impossibilités,
Elle pillera nos trésors, mais nous offrira le Sien,
Et envahira nos corps de Sa douceur implacable.

Elle s’expansera en un espace à jamais vierge
Et sera création perpétuelle d’une matière supraconsciente,
Elle dévoilera dans chaque cellule Sa pulsation divine
Et façonnera un monde nouveau dans Sa substance de vérité.

Diksha

 

 

           guerrier

LES GUERRIERS DU RÉEL

Ils sont les guerriers du Réel,
Eux qui n’ont d’autres ennemis qu’eux-mêmes,
Eux dont la seule arme est leur sincérité
Et l’abandon de soi leur unique stratégie.

Eux qui savent qu’il n’est qu’un combat,
Où mourir à soi-même est la seule issue,
Pour ne laisser que des cendres de l’existence
Dont puisse renaître sans fin le phœnix mystique de la Vie.

Alchimiser l’Enfant d’Or des épaisseurs de plomb de l’ego
Pour enfin transpar-être au sein d’un monde solaire,
Alors, dans un coup de Grâce s’évanouiront les guerriers,
Réalisant dans la béatitude absolue que jamais ils ne furent.

Diksha

 

 

 


ULTIME DARSHAN

Ô divin maître de notre existence, Tu es venu,
Tu as permis en ce jour que nous te rendions Grâce.
Nous avons devant Toi mis notre âme à nu
Et de notre être, souverainement, Tu as rempli tout l’espace.

Par le feu, brûlant symbole de notre aspiration,
Nous avons offert de nous tout ce qui n’est pas Toi
Dans une joyeuse soumission à la Transformation
Et un appel ardent au règne de Ta Loi.

Un seul cœur a battu sous la voûte du ciel,
Une prière dans le silence s’est élevée : la prière de la Terre,
Voix intérieure de l’âme  amoureuse de l’Esprit éternel,
Souvenir de la Conscience au sein d’elle-même devenue Matière.

Depuis la Nuit des temps se prépare en secret l’Aurore
Où tous nos rêves seront magnifiés en Ton insondable Vérité,
Lorsque nous aurons enfin dans un sublime et dernier essor,
Franchi pour toujours les ultimes limites de la dualité.

A jamais ravis en Ta beauté parfaite et Ta lumière infinie,
Consumés en l’extase illimitée de Ton amour absolu,
Tout ce que nous fûmes transfiguré dans une glorieuse épiphanie,
Embrassant d’un seul regard le Présent, l’Avenir et les Âges révolus,
Inondés et comblés par le divin nectar de Ta félicité,
Nous ne ferons plus qu’Un avec Toi en l’Éternité.

       Diksha

 

 


VOIX DE LA TERRE

Je suis la Terre, l’Ancienne
Le soleil et les étoiles virent ma naissance.
Grandissant à travers les âges sans fin j’ai attendu,
Témoin silencieux de votre ascension merveilleuse
De la pierre inerte à l’être pensant.

Je vous ai donné ma chair : montagnes et forêts et une terre si fertile,
Mais vous la rongez par votre avidité ;
Je vous ai donné mon sang : mers et océans, lacs et rivières,
Mais vous le souillez de vos immondices

Je vous ai donné mon souffle : air si pur et vents rafraîchissants
Mais vous l’empoisonnez par vos fumées
Je vous ai donné ma force, ma beauté, ma grandeur
Mais vous en faîtes mauvais usage par vos guerres.

Je suis la Terre, la Patiente
Mais une forte fièvre secoue maintenant mes membres
Et je me rétablirai avec le Temps
À travers mes moyens naturels d’auto-guérison
Trop terribles à supporter pour les hommes

Je suis la Terre, l’Inconnue
Et mon cœur aspire à votre éveil,
La révélation de le vérité divine de la Matière,
La clef oubliée de l’énigme humaine
La couronne de gloire de mon labeur d’amour.

               Diksha

 

 

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SATORI

Étant sans commencement ni fin
Tout en infusant l’Éternité dans le moment,
Dirigeant le ballet des atomes
Sur l’énorme scène de l’Espace
Tout en logeant l’Infinité dans les cellules de la Matière
Et déployant un cosmos dans un grain de sable,
Voyageant infatiguablemengt à travers les éons
Sur le chemin vers nulle part ailleurs
Et errant un millier de vies
Pour faire un pas en avant,
Entrant dans le Réel en pénétrant l’absurde
Et dé-couvrant l’Évident en explorant le déviant,
Naissant à la Personne par la mort de l’individu
Et devenant tout ce qui est en étant rien du tout,
Dans le formidable pari d’une incarnation récurrente,
Étant toujours plus en ayant toujours moins
Et gagnant l’Un en perdant le multiple,
Dissolvant l’ego dans les eaux de la conscience d’Être
Et arrivant à la Vérité en faisant des erreurs,
Annulant la distance en mettant fin au Temps
Et révélant le Divin en acceptant d’être humaine,
La Conscience à l’œuvre est le suprême koan.

Diksha

 

 

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NATURE

Dans Son profond sein mystique
Toutes choses vivantes et dormantes Elle nourrit.
Dans les énormes galaxies, le soleil, l’atome,
Des pouvoirs sans limites et une beauté qui ne meurt pas Elle capture.
Bien qu’à l’œil ignorant Ses façons puissent sembler hasardeuses et tardives
Une perfection parfaitement minutée est chacune de Ses sculptures vivantes.
Chaque fil de Sa tapisserie, chaque nerf de Son corps voluptueux
Est une redéfinition de la joie, un vaisseau d’
inépuisables ravissements.
Aussi occulte que puissent être pour le profane la science de Son miracle
La simplicité et l’évidence sont les caractéristiques de Son jeu grandiose
Et jamais une seule seconde ne peut cesser l’impressionnant spectacle :
Le Printemps, dans une lente explosion canalise son ardeur
Et dans un festival de teintes s’affiche une exubérance éhontée ;
L’Été, par les éclairs et le tonnerre est secoué de sa torpeur
Et dans un carnaval de lumière la chaleur est le signe de la transe ;
L’Automne, d’humeur mélancolique, rêve d’un futur plus brillant
Et révèle dans ses brumes de v
agues formes et d’étranges présences ;
L’Hiver, de son souffle rude tourne toutes les voix en un murmure
Et dans une blanche méditation la Nature se retire de Ses sens
Appelant le renouveau de la vie, la réincarnation des étendues sauvages.
Un domaine de virginité lustrale est le
royaume de la sage Impératrice.

 

Diksha

 

 

Flamme Supramentale

 

 APOCALYPSE

Le Suprême, se scindant en deux grands Êtres magnifiques
A révolutionné la sphère de notre petit monde mortel.
Elle et Lui  ont tissé l’Œuvre Inviolable des Rishis védiques
Et l’ampleur de la tâche accomplie nous dépasse de tous côtés.
Insondable est la profondeur du changement opéré,
Radical, irrémédiable, impensable est le saut évolutif
Ainsi arraché, dans une lutte indicible, aux forces de la nature.
Seuls ceux qui ont dissous toutes les trames
Et consumé toutes les illusions
Peuvent espérer vivre ce que nul ne peut même concevoir.
Pourtant, un petit d’homme meurtri dans sa chair et dans son être
A senti, et, saisissant le Grand Sens derrière les apparences,
A laissé fondre son cri dans Leur grande Onde.
Il honorait ainsi une promesse enfouie sous les sables du temps.
Près de lui était sa Douce, sa base, sa compagne de toujours
Et ensemble, inlassablement, ils ont marché pour la Terre
Malgré l’hostilité, l’ingratitude et l’incompréhension.
Héritiers d’un courage indomptable et d’un cœur de lion
Ils ont creusé, creusé jusqu’à l’inexorable roche aux confins de la matière,
Et mis à jour dans leur corps « le puits de miel sous le roc ».
Puis, l’heure venue, ayant atteint l’extrême limite
De ce qu’il était possible ou impossible d’incarner
Au sein de cette espèce malheureuse,
Laissant à d’autres le soin d’améliorer le processus,
Ils ont quitté le champ accessible à nos perceptions ordinaires
Pour une autreté physique incompréhensible.
Nullement un ailleurs ou un au-delà,
Mais un ici et maintenant de Vérité absolue,
Aussi différent de la vie que de la mort.
Un air inconnu souffle sur la Terre, un feu dans nos cellules,
Et la Vie Nouvelle s’infiltre par tous les pores du vieux monde
Aussi irrésistiblement qu’une montée de sève au printemps.
Le dernier acte a déjà commencé pour les hommes
Et nous verrons le vrai visage de l’Apocalypse.

Diksha

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