ÉVEILLE-TOI ET VEUX ! AWAKE AND WILL !

LETTRE OUVERTE À L’HUMANITÉ

 

« Les conditions dans lesquelles les hommes vivent sur terre sont le résultat de leur état de conscience. Vouloir changer les conditions sans changer la conscience est une vaine chimère. »                                                                                                                                 Mère

                  

                   Il n’y a pas de guerre et il n’y aura donc jamais de victoire contre les virus, parce que les virus sont là depuis des milliards d’années sur la terre, ils ne sont pas une menace pour la vie, ils en font partie, et ils sont là pour rester. C’est nous, en tant qu’espèce, qui, par nos pratiques dévastatrices et notre attitude inconsidérée, avons perdu l’immunité naturelle, la santé innée qui nous permettaient de vivre en parfaite harmonie avec toutes les autres formes de vie.

De même, la plupart d’entre nous ont oublié la vérité de leur être et le sens profond de leur existence et s’en remettent chaque jour davantage à des moyens extérieurs, trahissant ainsi leur condition d’Homme en se coupant de leur source et de leur force intérieure.

Nous sommes atteints physiquement dans la fonction première de toute vie sur terre, des échanges gazeux au souffle du yogi : la respiration, mais la terre, elle, paradoxalement, respire mieux !…

Le monde se perd en conjectures et beaucoup ne savent plus où donner de la tête, impasse providentielle et salutaire qui les oblige à descendre dans leur cœur avec à la clé la possibilité d’y trouver leur âme, assise indestructible ou bouée de sauvetage dans une civilisation à la dérive.

Au lieu d’être en permanence conditionnés dans nos actes, nos pensées et nos paroles par l’écho persistant d’un passé révolu et l’appréhension infondée d’un futur non- né, ne devient-il pas urgent de nous recentrer sur la seule chose que nous soyons réellement en mesure de vivre : le moment présent, et découvrir sous le masque déformé des apparences l’opportunité extraordinaire qu’il nous offre ?

Il montre à ceux qui l’ont oublié combien notre terre est belle lorsqu’à Wuhan, certains, nés trop tard, contemplent le ciel bleu pour la première fois de leur vie, lorsqu’à Venise les canaux se remplissent de poissons et les oiseaux reviennent par milliers, lorsque qu’un silence inconnu de nos corps descend sur les boulevards déserts de nos villes tentaculaires.

Mais plus encore, il nous enseigne une suprême et implacable leçon en nous montrant dans sa main gauche la fragilité et la vulnérabilité de notre humanité stoppée net dans son arrogante conquête, la caricature hideuse de son unité qu’est la globalisation forcenée, et dans sa main droite, le secret de notre métamorphose : le vrai visage de cette unité dans toute sa beauté et sa grandeur, notre droit de naissance à l’Amour, la Joie, la Liberté, et une Paix qui n’est pas le contraire de la guerre.

Par une étrange ironie du sort, à l’heure où, partout, les masques tombent, on nous demande à tous d’en porter un… Certains d’entre nous tentent, de façon plus ou moins adroite et avec plus ou moins de véhémence et d’honnêteté, de nous avertir en nous informant des agissements de certains segments de notre société qui voudraient bien, grâce, éventuellement, à un vaccin au peRFIDe contenu rendu obligatoire par les circonstances s’assurer du monopole de notre destinée planétaire ; s’ils ne peuvent pas prouver ce qu’ils disent, nous ne pouvons pas non plus démontrer qu’ils ont tort, car le temps seul sera le juge suprême de ce procès d’intention.

Un jeu de forces dont la complexité dépasse notre entendement se déroule à l’insu de la plupart d’entre nous dans une arène invisible à des yeux profanes où les gladiateurs sont d’énormes enjeux et dont l’issue, si nous n’y prenons pas garde, pourrait être un agencement artificiel de notre existence régi par des algorithmes insensibles, 1% de l’humanité imposant par là même le Frankenstein idéologique d’une uniformité mondiale qui ne serait que la grotesque imitation de la divine unité de la création.

Qu’importe si certains ont voulu jouer aux apprentis-sorciers dans un obscur laboratoire en manipulant le vivant à des fins inavouables, ou essayent seulement d’instrumentaliser les circonstances pour servir leur but, leurs desseins machiavéliques sont chaque jour détournés par un Plan plus grand et ce que les gouvernements du monde entier, par manque d’héroïsme ou par absence de volonté n’ont jamais su faire, une forme de vie minuscule, invisible à l’œil nu, l’a initié, grain de sable imprévisible dans la mécanique bien huilée de l’augmentation des profits par la destruction du vivant.

Que se passera-t-il « après » ? Les choses vont-elles revenir à la « normale » – mais ce monde a-t-il jamais été normal – avec un « Business as usual » pour ces colosses aux pieds d’argile que sont les multinationales à l’influence et à la taille demesurées – mais les dinosaures aussi, étaient très gros –, allons-nous reprendre le cours normal de notre existence au service de l’ego, ou bien allons-nous avoir un ultime sursaut avant que l’eau de notre bocal n’entre en ébullition et qu’il ne soit trop tard , bien trop tard, pour la grenouille… ?

Car le siège du véritable pouvoir, depuis toujours, est en nous et c’est seulement en nous éveillant à notre moi véritable qui balaiera toutes les peurs, en réalisant que « Je Suis », ici et maintenant, que nous permettrons à la vérité de triompher et aux semences vivantes du passé de devenir les glorieuses moissons du futur.

 

« Dans cette obscurité de la terre, la moindre petite étoile qui brille, ça fait une différence énorme »                                                                                                                                 Satprem

« Ne laisse pas non plus la prudence du monde murmurer de trop près à tes oreilles, car c’est l’heure de l’inattendu, de l’incalculable, de l’incommensurable. »
                                                                                                                                        Sri Aurobindo

 

Diksha

 

 

AN OPEN LETTER TO HUMANITY

 

« The conditions in which men live on earth are the result of their state of   consciousness. Wanting to change the conditions without changing the consciousness is a vain chimera. »
                                                                                                                                       
The Mother

 

                     There is no war and therefore there will never be any victory against viruses, for viruses have been on earth for billions of years, they’re not a threat to life, they’re part of it, and they’re here to stay. It’s us, as a species, who, by our devastating practices and our reckless attitude have lost the natural immunity and the inborn health that were allowing us to live in perfect harmony with all other life forms.

Likewise, most of us have forgotten the truth of their being and the deeper meaning of their existence and rely more and more each day on external means, thus betraying their human condition by cutting themselves from the source and their inner power.

We are physically assaulted in the primary function of all life on earth, from the gaseous exchanges to the yogi’s breath : respiration, but the earth, ironically, breathes better.

The world gets lost in conjectures and many do not know what to do or to think anymore, a providential and salutary dead end which is forcing them to descend into their own heart with the possibility of finding their soul there, the indestructible foundation or the lifeline in a civilisation adrift.

Instead of being permanently conditioned in our deeds, our thoughts and our speech by the persistent echo of a bygone past and the unfounded fear or an unborn future, is it not becoming more urgent to refocus on the only thing we can truly experience : the present moment, and discover under the distorted mask of appearances the extraordinary opportunity it is offering us ?

It is showing to all those who have forgotten it how beautiful our earth is when in Wuhan, some, born too late, are contemplating the blue sky for the first time in their life, when in Venice the canals are filling with fishes and birds are coming back in thousands, when a silence unknown to our bodies descends on the deserted boulevards of our sprawling cities.

But more than that, it is teaching us a supreme and implacable lesson by showing us in its left hand the fragility and the vulnerability of our humanity stopped in its tracks in its arrogant conquest, the hideous caricature of its unity that a forced globalization is, and in its right hand, the secret of our metamorphosis : the true face of this unity in all its beauty and its grandeur, our birthright to Love, Joy, Freedom, and a Peace that is not the opposite of war.

Ironically, at a time when, everywhere, masks come off, all of us are asked to wear one… Some of us are trying, in a more or less clever way and with more or less vehemence and honesty, to warn us by informing us of the wrongdoings of some segments of our society who would like, thanks, eventually, to a vaccine with a peRFIDious  content made mandatory by circumstances to acquire the monopoly of our planetary destiny; if they can’t prove that they’re right, we are also unable to prove them wrong, as Time only will be the supreme judge of this accusation.

A play of forces whose complexity is beyond our understanding is happening without the knowledge of most of us in an arena invisible to profane eyes where enormous stakes are the gladiators and whose outcome, if we are not careful, could be an artificial arrangement of our existence governed by insensitive algorithms, 1 % of humanity thereby imposing the ideological Frankenstein of a global uniformity which would merely be the ludicrous imitation of the creation’s divine unity.

It doesn’t matter if some wanted to play the sorcerer’s apprentice in an obscure laboratory by manipulating the living for disgraceful purposes, or are trying to instrumentalise the circumstances to serve their goals, their Machiavellian schemes are defeated everyday by a greater Plan and what  all the governments of the world, from lack of heroism or absence of will never cared to do, a minuscule life form, invisible to the naked eye, initiated it, unpredictable  grain of sand in the well-oiled machine of the increase of profits by the destruction of the living.

What will happen “after”? Will things go back to “normal” – but has this world ever been normal –  will it be “Business as usual” for these clay-footed colossus, the multinationals with their undue influence and disproportionate size – but dinosaurs too were very big -, are we going to resume our lives at the service of the ego, or are we going to have an eleventh-hour awakening before the water in our fishbowl starts to boil and it’s too late, much too late, for the frog…?

The seat of the true power has always been within and it is only by awakening to our true self which will sweep away all fears, by realizing that “I Am”, here and now, that we will allow the Truth to prevail and the living seeds of the past to become the golden harvest of the future.

 

« In this darkness of the earth, the least little shining star makes a huge difference”
                                                                                                                                                    Satprem                                                                                                                             
                                             

« Nor let worldly prudence whisper too closely in thy ear; for it is the hour of the unexpected, the incalculable, the immeasurable. »
                                                                                                                                         Sri Aurobindo

 

Diksha

 

 

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SRI AUROBINDO AND THE MOTHER ON EPIDEMICS

Sri Aurobindo on Influenza

« What is the difficulty [in understanding how the subtle forces of illness attack the body using bacilli and viruses for their purpose]? You are like the scientists who say or used to say that there is no such thing as mind or thought independent of the physical brain. Mind and thought are only names for brain quiverings. Or that there is no such thing as vital Force because all the movements of life depend upon chemicals, glands and what not. These things and the germs also are only a minor physical instrumentation for something supraphysical.
They [the forces of illness] first weaken or break through the nervous envelope, the aura. If that is strong and whole, a thousand million germs will not be able to do anything to you. The envelope pierced, they attack the subconscient mind in the body, sometimes also the vital mind or mind proper—prepare the illness by fear or thought of illness. The doctors themselves said that in influenza or cholera in the Far East 90 per cent got ill through fear. Nothing to take away the resistance like fear. But still the subconscient is the main thing.
If the contrary Force is strong in the body, one can move in the midst of plague and cholera and never get contaminated. Plague too, rats dying all around, people passing into Hades. I have seen that myself in Baroda.”

Complete Works of Sri Aurobindo, Vol. 31, Letters On Yoga-IV, P568-569

« There is a general suggestion in the air about catching dengue or influenza. It is this suggestion that is enabling the adverse forces to bring about symptoms of this kind and spread the complaints; if one rejects both the suggestions and the symptoms, then these things will not materialise.” »

Complete Works of Sri Aurobindo, Vol. 31, Letters On Yoga-IV, P557

The Mother on Influenza & Epidemics

Question: « Sweet Mother, when one sees an illness coming, how can one stop it ? »

« Ah! First of all, you must not want it and nothing in the body must want it. You must have a very strong will not to be ill. This is the first condition.
The second condition is to call the light, a light of equilibrium, a light of peace, quietude and balance, and to push it into all the cells of the body, enjoining them not to be afraid, because that again is another condition.
First, not to want to be ill, and then not to be afraid of illness. You must neither attract it nor tremble. You must not want illness at all. But you must not because of fear not want it; you must not be afraid; you must have a calm certitude and a complete trust in the power of the Grace to shelter you from everything, and then think of something else, not be concerned about this any longer. When you have done these two things, refusing the illness with all your will and infusing a confidence which completely eliminates the fear in the cells of the body, and then busying yourself with something else, not thinking any longer about the illness, forgetting that it exists… there, if you know how to do that, you may even be in contact with people who have contagious diseases, and yet you do not catch them. But you must know how to do this.
Many people say, « Oh, yes, here I am not afraid. » They don’t have any fear in the mind, their mind is not afraid, it is strong, it is not afraid; but the body trembles, and one doesn’t know it, because it is in the cells of the body that the trembling goes on. It trembles with a terrible anxiety and this is what attracts the illness. It is there that you must put the force and the quietude of a perfect peace and an absolute trust in the Grace. And then, sometimes you are obliged to drive away with a similar force in your thought all suggestions that after all, the physical world is full of illnesses, and these are contagious, and because one was in contact with somebody who is ill, one is sure to catch it, and then, that the inner methods are not powerful enough to act on the physical, and all kinds of stupidities of which the air is full. These are collective suggestions which are passed on from one person to another by everybody. And if by chance there are two or three doctors, then it becomes terrible. (Laughter) »

Question: « When Sri Aurobindo says that illness comes from outside, what exactly is it that comes ? »

« It is a kind of vibration made up of a mental suggestion, a vital force of disorder and certain physical elements which are the materialisation of the mental suggestion and the vital vibration. And these physical elements can be what we have agreed to call germs, microbes, this and that and many other things.
It may be accompanied by a sensation, may be accompanied by a taste, also by a smell, if one has very developed subtle senses. There are these formations of illness which give a special taste to the air, a special smell or a slight special sensation.
People have many senses which are asleep. They are terribly tamasic. If all the senses they possess were awake, there are many things they would perceive, which can just pass by without anyone suspecting anything.
For example, many people have a certain kind of influenza at the moment. It is very wide-spread. Well, when it comes close, it has a special taste, a special smell, and it brings you a certain contact (naturally not like a blow), something a little more subtle, a certain contact, exactly as when you pass your hand over something, backwards over some material… You have never done that? The material has a grain, you know; when you pass your hand in the right direction or when you pass it like this (gesture), well, it makes you… it is something that passes over your skin, like this, backwards. But naturally, I can tell you, it doesn’t come like a staggering blow. It is very subtle but very clear. So if you see that, you can very easily…
Besides, there is always a way of isolating oneself by an atmosphere of protection, if one knows how to have an extremely quiet vibration, so quiet that it makes almost a kind of wall around you. But all the time, all the time one is vibrating in response to vibrations which come from outside. If you become aware of this, all the time there is something which does this (gesture), like this, like this, like this (gestures), which responds to all the vibrations coming from outside. You are never in an absolutely quiet atmosphere which emanates from you, that is, which comes from inside outward (not something which comes from outside within), something which is like an envelope around you, very quiet, like this—and you can go anywhere at all and these vibrations which come from outside do not begin to do this (gesture) around your atmosphere.
If you could see that kind of dance, the dance of vibrations which is there around you all the time, you would see, would understand well what I mean.
For example, in a game, when you play, it is like this (gesture), and then it is like the vibrations of a point, it goes on increasing, increasing and increasing until suddenly, crash!… an accident. And it is a collective atmosphere like that; we come and see it, you are in the midst of a game—basketball or football or any other—we feel it, see it, it produces a kind of smoke around you (those vapours of heat which come at times, something like that), and then it takes on a vibration like that, like that, more and more, more and more, more and more until suddenly the equilibrium is broken: someone breaks his leg, falls down, is hit on the mouth by a ball, etc. And one can foretell beforehand that this is going to happen when it is like that. But nobody is aware of it. Yet, even in less serious cases, each one of you individually has around him something which instead of being this very individual and very calm envelope which protects you from all that you don’t want to receive… I mean, your receptivity becomes deliberate and conscious, otherwise you do not receive; and it is only when you have this conscious extremely calm atmosphere, and as I say, when it comes from within (it is not something that comes from outside), it is only when it’s like this that you can go with impunity into life, that is, among others and in all the circumstances of every minute…
Otherwise if there is something bad to be caught, for example, anger, fear, an illness, some uneasiness, you are sure to catch it. As soon as it starts doing this (gesture), it is as though you called all similar vibrations to come and get hold of you.
What is to be wondered at is the unconsciousness with which men go through life; they don’t know how to live, there’s not one in a million who knows how to live, and they live like that somehow or other, limping along, managing, not managing; and all that for them, bah! What is it? Things that happen.
They don’t know how to live. All the same one should learn how to live. That’s the first thing one ought to teach children: to learn how to live. I have tried but I don’t know if I have succeeded very much. I have told you all these things very often, I think, haven’t I? Haven’t I?”

Collected Works of The Mother, Vol. 07, Questions and Answers 1955, P142-143 

“From the ordinary point of view, in most cases, it is usually fear—fear, which may be mental fear, vital fear, but which is almost always physical fear, a fear in the cells—is fear which opens the door to all contagion. Mental fear—all who have a little control over themselves or any human dignity can eliminate it; vital fear is more subtle and asks for a greater control; as for physical fear, a veritable yoga is necessary to overcome it, for the cells of the body are afraid of everything that is unpleasant, painful, and as soon as there is any unease, even if it is insignificant, the cells of the body become anxious, they don’t like to be uncomfortable. And then, to overcome that, the control of a conscious will is necessary. It is usually this kind of fear that opens the door to illnesses. And I am not speaking of the first two types of fear which, as I said, any human being who wants to be human in the noblest sense of the word, must overcome, for that is cowardice. But physical fear is more difficult to overcome; without it even the most violent attacks could be repelled. If one has a minimum of control over the body, one can lessen its effects, but that is not immunity. It is this kind of trembling of material, physical [p.122] fear in the cells of the body which aggravates all illnesses.
Some people are spontaneously free from fear even in their body; they have a sufficient vital equilibrium in them not to be afraid, not to fear, and a natural harmony in the rhythm of their physical life which enables them to reduce the illness spontaneously to a minimum. There are others, on the other hand, with whom the thing always becomes as bad as it can be, sometimes to the point of catastrophe. There is the whole range and this can be seen quite easily. Well, this depends on a kind of happy rhythm of the movement of life in them, which is either harmonious enough to resist external attacks of illness or else doesn’t exist or is not sufficiently powerful, and is replaced by that trembling of fear, that kind of instinctive anguish which transforms the least unpleasant contact into something painful and harmful. There is the whole range, from someone who can go through the worst contagion and epidemics without ever catching anything to one who falls ill at the slightest chance. So naturally it always depends on the constitution of each person; and as soon as one wants to make an effort for progress, it naturally depends on the control one has acquired over oneself, until the moment when the body becomes the docile instrument of the higher Will and one can obtain from it a normal resistance to all attacks. But when one can eliminate fear, one is almost in safety. For example, epidemics, or so-called epidemics, like those which are raging at present—ninety-nine times out of a hundred they come from fear: a fear, then, which even becomes a mental fear in its most sordid form, promoted by newspaper articles, useless talk and so on.”

Collected Works of The Mother, Vol. 09
Questions and Answers 1957-1958, P122-123

“Can one get ill through fear? »

« Yes. I knew someone who was so full of fear that he got cholera! There was cholera in the next house and he got so frightened that he caught the illness and without any other reason, there was no other reason for his catching it: it was through sheer fright. And it is a very common thing; in an epidemic, it is so in the majority of cases. It is through fear that the door is opened and you catch the illness. Those who have no fear can go about freely and generally they catch nothing. But still as I have said there1, you may have no fear in the mind, you may have no fear even in the vital, but who has no fear in the body?… Very few. »

Questions and Answers 1929 – 1931 (19 May 1929).

« A strict discipline is needed to cure the body of fear. The cells themselves tremble. It is only by discipline, by yoga that one can overcome this fear. But it is a fact that one can catch anything through fear, even invite an accident. And, you see, from a certain point of view everything is contagious. I knew a person who got a wound through the kind of fear that he felt seeing someone else’s wound. He really got it.” [22nd July 1953]

Collected Works of The Mother, Vol. 05
Questions and Answers 1953, P166-167  

 

 

 

 

 

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24 NOVEMBRE 1926 – MAHASIDDHI DAY

24 NOVEMBRE 1926 – MAHASIDDHI DAY

              Sri Aurobindo a eu une très grande Réalisation le 24 Novembre 1926.
Ce jour est appelé le Jour de la Victoire en raison de cet évènement spirituel très important.

“Le 24 Novembre 1926 marque la descente de Krishna dans le physique.
Krishna n’est pas la Lumière Supramentale.
La descente de Krishna signifie la descente du Surmental préparant, bien que ne l’étant pas elle-même, la descente du Supramental et de l’Ananda.
Krishna est l’Anandamaya ; il supporte l’évolution à travers le Surmental la conduisant à L’Ananda.

Sri Aurobindo

                Au début de Novembre 1926, la pression du Pouvoir Supérieur commença à être insupportable.
Alors, enfin, le grand jour, le jour  que  Mère  avait attendu depuis tant de longues années,  arriva le 24 Novembre. Mère fit assembler tous les disciples dans la véranda où se tenait habituellement la méditation. Sur le mur près de la porte de Sri Aurobindo, juste derrière sa chaise, pendait une tenture de soie noire avec une broderie dorée représentant trois dragons chinois. Les trois dragons étaient représentés de telle façon que la queue de l’un touchait la bouche de l’autre et tous les trois couvraient la tenture d’un bout à l’autre. Nous sûmes après-coup qu’il y a une prophétie en Chine qui dit que la Vérité se manifestera sur la terre quand les trois dragons (les dragons de la terre, de la région mentale et du ciel) se rencontreront. Ce 24 Novembre, la Vérité est descendue et  la mise en place de la tenture était significative.
Il y eut un profond silence dans l’atmosphère après que les disciples se soient rassemblés.
Beaucoup virent un flot océanique de lumière descendant en cataracte de l’au-delà.
Chaque personne présente sentit une sorte de pression au-dessus de sa tête.
Toute l’atmosphère était surchargée d’énergie électrique.
Alors ils sentirent la grandeur, la poésie et l’absolue beauté de l’occasion.
Ce n’était pas comme si une poignée de disciples recevaient les bénédictions de leur suprême Maitre et Mère dans un petit coin de la terre. La signification de l’occasion était bien plus grande que cela.
Il ne faisait aucun doute que la Conscience Supérieure était descendue sur la terre.
Ce jour-là, le Seigneur est descendu dans le physique.

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AUROPHOTONS

Aurophotons

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LE TRANSHUMANISME (ou les apprentis sorciers de l’Évolution)

(Des personnes qui initient un projet qu’elles sont ensuite incapables de contrôler)


« Les conditions dans lesquelles les hommes vivent sur terre sont le résultat de leur état de conscience. Vouloir modifier les conditions sans changer la conscience est une vaine chimère. »
                                                                                                                                   Mère

Récemment, à Séoul, le Coréen Lee Sedol, le meilleur joueur de Go au monde, a été battu pour la première fois par une machine et le programme Alphago de Google Deepmind a reçu le titre de « grand maître de Go » de rang « divin », la plus haute distinction existante. Technologiquement, cette victoire est considérée comme un moment historique pour l’intelligence artificielle. L’ordinateur a franchi un nouveau seuil dans sa compétition contre l’esprit humain. Rappelons que le jeu de Go est considéré comme plus compliqué que les échecs.

La thèse transhumaniste la plus commune est que les êtres humains puissent éventuellement être capables de se transformer en des êtres différents aux capacités si grandement étendues par rapport à leur condition naturelle qu’ils méritent l’appellation « d’êtres post-humains »…Voilà quelque chose de familier, non ?
Voici quelques caractéristiques principales de ce mouvement :

L’humain augmenté ou amélioré, synonyme en gros de l’ingénierie génétique humaine et utilisé le plus souvent en référence à l’application générale de la convergence de la nanotechnologie, la biotechnologie, la technologie de l’information et la science cognitive (NBIC) pour améliorer la performance humaine.

La singularité est l’hypothèse selon laquelle l’invention de la superintelligence artificielle déclenchera de façon abrupte une croissance technologique folle résultant en des changements insondables dans la civilisation humaine. Selon cette hypothèse, un agent évolutif (tel qu’un ordinateur utilisant une superintelligence artificielle grâce à un logiciel) entrerait dans une « réaction d’emballement » de cycles d’auto-amélioration, avec chaque nouvelle génération plus intelligente apparaissant de plus en plus rapidement, causant une explosion d’intelligence et résultant en une puissante superintelligence qui surpasserait de très loin en qualité toute intelligence humaine.

Le téléchargement de l’esprit ou émulation du cerveau total (parfois appelée « copie de l’esprit » ou transfert de l’esprit ») est le procédé hypothétique de scan de l’état mental (incluant la mémoire à long terme et le « moi ») d’un substrat cérébral particulier et sa copie sur un système informatique tel qu’un réseau neural artificiel digital, analogue, quantique ou de logiciel. Le système informatique pourrait alors lancer un modèle de simulation du processus d’information du cerveau tel qu’il répondrait essentiellement de la même manière que le cerveau d’origine (par exemple impossible à distinguer du cerveau pour tous usages applicables) et faire l’expérience d’un esprit conscient.

L’immortalité médicale : Dans son livre paru en 2005, La Singularité est Proche, Raymond Kurzweil suggère que les avancées médicales permettraient aux gens de protéger leur corps des effets de l’âge, rendant l’espérance de vie illimitée. Kurzweil argumente que les avancées technologiques en médecine nous permettraient de réparer et remplacer continuellement les composants défectifs dans nos corps, prolongeant la vie jusqu’à un âge indéterminé. Kurzweil renforce encore son argument en discutant des avancées actuelles de la bioingénierie. Il suggère la thérapie génique somatique ; après des virus synthétiques avec une information génétique spécifique, le prochain pas serait d’appliquer cette technologie à la thérapie génique en remplaçant l’ADN humain par des gènes synthétisés. Ray Kurzweil a joint la Fondation Alcor Life Extension, une compagnie de cryogénisation. Dans l’éventualité de sa mort déclarée, Kurzweil projette d’être perfusé avec des cryoprotecteurs, vitrifié dans du nitrogène liquide, et stocké dans une installation Alcor dans l’espoir que la future technologie médicale sera capable de réparer ses tissus et le faire revivre.

Les transhumanistes espèrent résoudre la plupart des problèmes de l’humanité (changement climatique, pollution, faim, guerre, etc…) et réparer la Nature avec l’aide de la biotechnologie mais pour moi ils n’aident pas à trouver la solution mais font plutôt partie du problème…

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (François Rabelais – Pantagruel –  1532) et si la technocratie devait remplacer la technologie de la conscience et l’être psychique et le moi supérieur céder la place aux algorithmes, alors, j’ai bien peur que l’immortalité médicale n’apporte qu’un ennui éternel (à défaut d’être mortel) et infini (s’il reste encore quelqu’un pour s’ennuyer.)
Il y a d’étranges parallèles entre l’évangile transhumaniste et l’œuvre de Sri Aurobindo et Mère tels que l’émergence d’une nouvelle espèce, la transformation et l’immortalité, et des personnes non informées pourraient être amenées à penser qu’après tout, le transhumanisme pourrait faire partie intégrante de la Nouvelle Création alors qu’il constitue la plus grande menace qui pèse sur elle.

« La plus grande réalisation pour l’homme est la compréhension – com-préhension des choses. Pour le Supramental, la réalisation signifie Pouvoir, le pouvoir de volonté créatif. Mais naturellement, ce serait assez désastreux si les capacités intellectuelles humaines, les capacités mentales, prenaient le contrôle de ce pouvoir – ce serait terrifiant ! Cela causerait un terrible chaos. D’où la nécessité de consentir à devenir imbécile avant d’être capable de l’acquérir. »
                                                                                                                                   Mère

DARPA – Une agence du Département de la Défense américain responsable du développement des technologies émergentes à des fins militaires s’est vue dotée d’un budget énorme pour l’aider à créer, entre autres choses, le premier Soldat Transhumain…
Chose intéressante, le directeur de DARPA depuis 2012, Arati Prabhakar, est une Américaine d’origine Indienne née à New Delhi et « Darpa » est également un terme Sanskrit signifiant « Fierté, arrogance, vanité »…

Ces parallèles ne sont pas une simple coïncidence mais sont, au contraire, les signes de la dernière tentative désespérée du dernier des quatre grands Asuras, le « Seigneur des Nations », de résister à l’avènement du Supramental sur la Terre en projetant cette caricature « intelligente » de l’œuvre de Sri Aurobindo et Mère, comme au temps d’Hitler mais avec les moyens plus grand d’aujourd’hui, grâce au « progrès » technologique. Ainsi, c’est un choix entre l’enfer sur terre ou la Vie Divine…

« Dieu merci, il a fait de moi un athée. » En effet, la plupart des transhumanistes sont athées ou agnostiques, mais des bouddhistes transhumanistes (!) ont cherché à explorer des terrains d’entente entre les divers types de bouddhisme et la méditation bouddhiste et les neurotechnologies d’expansion de l’esprit. Cependant, ils ont été critiqués pour s’être approprié la pleine conscience comme un outil pour transcender l’humanité… La seule chose spirituelle chez les transhumanistes c’est qu’ils pourraient dire un jour : « Merci pour tout Mister Dieu mais on prend la relève maintenant ».

Nous pouvons trouver dans les écrits de Sri Aurobindo la plus profonde, la plus vaste et la plus sûre des fondations, et « Savitri » est la parfaite révélation du Futur. Toute l’évidence est là dans « l’Agenda de Mère » et les « Carnets d’une Apocalypse » de Satprem de combien le travail a avancé depuis la Descente Supramentale du 29 Février 1956 et comment les imaginations les plus folles des transhumanistes ne sont que des futilités comparées à ce qui a déjà été accompli.

« Aucune volonté humaine ne peut prévaloir contre la volonté du Divin.
Rangeons-nous délibérément et exclusivement du côté du Divin et la victoire  est
ultimement certaine. »
                                                                                                                                    Mère


Diksha

 

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TRANSFORMATION DU SANG : un extraordinaire témoignage

Sandrine


23/09/2018 – Pascal Sauget

Il faut que je parle de ma rencontre avec Sandrine.
Dans l’univers chrétien que je fréquentais à l’époque, je savais qu’il allait se passer quelque chose d’important pour moi dans ma 33ème année, au moment de Pâques.
Et le moment venu, je me suis retrouvé face à une question de plus en plus forteÉ :
Et alors ?
Et alors ?
Et alors ?
Cela faisait 7 ans que j’étais dans une pratique de qi gong assez intensive, je travaillais dans une école de médecine chinoise, je commençais la formation… et je vivais dans cet univers… sans avoir La réponse.
Et alors j’ai eu la vision d’un château de cartes à l’intérieur de moi, du pubis à la gorge, qui était balayé par un souffle aussi léger qu’une brise de printemps.
J’ai immédiatement compris que c’était toute ma construction autour de l’énergétique chinoise qui avait été balayée… d’un sourire.
Mazette ! Quel soulagement !
Alors, je me suis demandé, maintenant que tout avait été balayé, par quoi cela allait être
remplacé. Et je me suis souvenu avoir lu dans le journal de l’école de qi gong un article qui se terminait par « une petite cellule qui vibre, qui vibre, qui vibre… »
Il y avait le nom de la personne, par chance, elle était dans l’annuaire et habitait aussi à Aix-en-Provence.
C’était Sandrine.
Je vais la voir, nous passons peu de temps ensemble : elle me passe « Le Mental des cellules » de Saptrem. Je rentre chez moi, il est 17 heures et je commence à lire et le livre me prend : je ne cesse de répéter intérieurement : « c’est ça, c’est ça, c’est ça… »
Je l’ai lu d’une traite, ou presque, juste le temps de dormir quelques heures. Le lendemain à 15 heures, je le lui rends… le 2 avril 2002, le jour de sa fête.
Alors Sandrine me passe la photocopie du japa de Mère, ces quelques pages avec ce qu’Elle a appelé, les « prières de la conscience des cellules ».
A partir de ce moment-là, nous allons nous voir très régulièrement pendant quelques années, nous allons devenir très proches et Sandrine va commencer à me raconter son histoire.
Om namo bhagavaté
Sandrine est née thalassémique ; une grave pathologie du sang faisant que ses globules rouges ne transportent pas l’oxygène. La conséquence est que, depuis bébé, elle devait subir très régulièrement des transfusions totales de sang. Adulte, c’était toutes les trois semaines, et il fallait le sang de 12 personnes pour un processus qui durait plusieurs heures.
Je me souviens peu de ces détails-là, car nous en avons peu parlé, mais elle a pris du Quinton, cherché toutes sortes de solutions pour guérir, elle est devenue prof de qi gong. Je crois même me souvenir qu’elle est partie aux États-Unis pour une école de Quantum Touch… sans jamais trouver de solution.
Et un jour, elle a rencontré l’œuvre de Sri Aurobindo – Mère – Satprem et ces fameuses prières de la conscience des cellules, censées établir le contact, la connexion avec la Conscience divine qui est « tout en haut » avec la conscience des cellules qui est « tout en bas ».
Sandrine a commencé à pratiquer ces prières de façon intensive, une heure, deux heures, huit heures par jour, jusqu’à que toute sa conscience en soit tellement imprégnée, que, quoi qu’elle fasse, le mantra et le japa étaient toujours en train de tourner à l’arrière-plan de sa conscience.
Om namo bhagavaté
Et petit à petit, sa conscience a commencé à changer, elle a commencé à sentir que ces prières la mettaient en contact avec une autre énergie et que cette énergie la nourrissait. Sandrine percevait très bien une différence de densité.
Elle avait fait l’école de qi gong quelques années avant moi et m’expliquait que ce n’était pas la même énergie, que les méridiens avaient du mal à la recevoir, qu’elle était plus épaisse.
Et puis, Sandrine a eu l’intuition qu’elle pouvait arrêter les transfusions de sang. Que cette énergie la nourrissait suffisamment, que cette énergie nourrissait son sang.
Son médecin fut horrifiée : « c’est impossible de vivre sans oxygène dans le sang, vous allez tomber dans le coma, vous allez mourir. » Je crois me souvenir qu’elle a dû signer une décharge au cas où il arriverait quelque chose.
En tout cas, Sandrine a bel et bien arrêté, pour la première fois de sa vie, les transfusions de sang. Ça c’est un fait objectif.
Cela a été extrêmement difficile et assez dangereux.
Sandrine a perdu ses cheveux, commençait à devenir aveugle, n’avait plus l’énergie de sortir de son lit, il fallait que son ami Paul l’emmène aux toilettes et la lave et veille sur elle avec un soin permanent. Même monter quelques escaliers était devenu au-delà de ses forces.
Cette dégringolade a duré quelques mois, cela a dû être extrêmement angoissant, confrontée continuellement à la mort.
Cela a été possible parce que Sandrine est un être de feu, entier, un vrai guerrier d’une aspiration et d’une foi totale en la vision de Sri Aurobindo, en la force de Mère.
Et pendant tout ce temps-là, en Sandrine, le mantra et le japa continuaient à tourner en boucle. Ses cellules répétaient sans arrêt le mantra et les prières, jour et nuit. Être assis à côté d’elle était si fort que toutes les cellules de mon corps se mettaient à vibrer, et parfois même je prenais conscience que la matière environnante de Sandrine vibrait aussi.
Il est important de souligner aussi un autre aspect des choses. Si physiquement Sandrine a traversé des choses extrêmement difficiles et dangereuses, elle était aussi, dans une joie intense, pétillante, festive, enthousiaste : elle aimait rire, plaisanter, chanter, danser, faire la fête et… manger des bonbons.
Il est important de souligner les deux aspects des choses et manifestement, ils sont reliés : sans l’un, elle n’aurait peut-être pas eu la force de continuer. Sri Aurobindo, dans le petit livre sur la Mère divine, a parlé de l’importance de la Joie dans le processus de transformation.
Et puis un jour, Sandrine a « traversé la mort ». C’est sa façon à elle de le dire, ce sont ses mots.
La vie a commencé à revenir, les cheveux ont repoussé, la vue est revenue, l’énergie. Sandrine pouvait à nouveau marcher, monter les escaliers, reprendre une vie « normale », recommencer à voir des gens, puisque pour vivre ce processus, il fallait qu’elle coupe les liens avec les gens. Aucun, sauf Paul, n’aurait été capable de supporter cela, d’avoir une foi si forte, et tout le monde aurait appelé le SAMU et Sandrine se serait retrouvée en psychiatrie, transfusée de force.
Même à son amie du dessus, une voyante, Sandrine n’a rien dit de ce qu’elle tentait de faire.
Mais la voyante sentait bien qu’il se passait quelque chose : « mais qu’est-ce qu’ils font à l’hôpital, je ne comprends pas, le sang qu’ils sont en train de te mettre, il est trop épais. »
Et une découverte incroyable, incompréhensible est venue.
Avec une pathologie si lourde, Sandrine avait l’Allocation Adulte Handicapé.
Ce processus a pris du temps, quelques années, ou de nombreux mois, et il est bien arrivé le moment où il fallait renouveler sa demande d’allocation. A l’époque, elle était accordée pour 5 ans.
Revoir le milieu médical avec lequel elle n’avait plus aucun contact la terrifiait.
Malgré sa peur, il a bien fallu y retourner et faire une prise de sang.
Sachant que :
– Sandrine avait subi des transfusions totales de sang depuis bébé
– que le médecin lui avait assuré qu’il était impossible de vivre sans oxygène dans son sang
– que Sandrine n’avait plus de transfusions de sang depuis des mois et des mois
Il devait nécessairement y avoir eu une guérison.
Et cette guérison allait se voir dans les résultats sanguins.
Forcément !
Or, il se trouve que ses résultats sanguins furent absolument catastrophiques, aucune glande endocrine ne fonctionne normalement, et Sandrine n’a toujours pas d’oxygène dans son sang.
Son médecin a été mis face à quelque chose de totalement incompréhensible, de prétendument IMPOSSIBLE.
Il n’y a aucune explication.
Om namo bhagavaté
Aucune explication… pour eux.
Om
Pour Sandrine, pour son ami Paul qui a veillé sur elle, pour moi, pour toutes celles et ceux qui se sont penchés et se sont laissés nourrir par le lait de la Mère divine, au travers de l’expérience de L’Agenda, perçoivent autre chose.
Om
Un jour, Sandrine me dit qu’elle a désormais la connexion cellulaire avec Satprem.
Je hausse les sourcils et les épaules et lui demande comment elle sait cela.
Sandrine me raconte qu’elle a fait un rêve dans lequel elle était allongée sur un lit, qu’il y avait des hommes en blouse blanche et Satprem et Sujata.
Je lui demande : « Et alors, c’est tout ?’
Oui c’est tout. Bon ! Je prends acte et ne dis rien car à vrai dire, j’étais un bébé et je comprenais très peu ce qu’il se passait. Je constatais les faits : que Sandrine ne faisait plus de transfusion.
Le reste, le comment du procédé, je n’en avais aucune idée.
J’étais entré dans ce travail directement avec Le Mental des Cellules qui donne de larges extraits de L’Agenda et nous plonge directement dans l’expérience, mais tout de même, d’expérience, je n’en avais presque aucune. La pratique intensive du qi gong avait développé la conscience corporelle et la sensibilité, mais là, nous sommes sur autre chose.
Eh bien après ce rêve – cela s’est passé APRÈS – Sandrine achète un carnet d’une Apocalypse dans lequel elle trouve un texte où Satprem parle de l’une de ses visions : il parle d’une femme allongée sur un lit, il y a des hommes en blouse blanche, il est là avec Sujata et il dit que ça y est, qu’il y a sur terre une femme avec le sang de la nouvelle espèce.
Sauf que, il y a une nuance, si Diksha se souvient de ce passage, nous en avons parlé, je n’en garde aucun souvenir. Toute cette histoire remonte aux années 2002 – 2006, et cela passe à travers le double filtre, celui de Sandrine et le mien.
J’ai sans succès cherché à retrouver ce texte.
Et se pose aussi la question de la date ; Sandrine a eu ce rêve dans cette période, et la vision de Satprem est décrite dans un Carnet bien antérieur, ce qui implique donc que ce fut une vision du futur.
Mais si ces derniers points peuvent nous poser questions, il n’en reste pas moins les faits avérés.
Il est un fait que mon amie Sandrine est une puissante bhakta de Sri Aurobindo – Mère, qu’elle a arrêté les transfusions de sang à l’aide d’une pratique intensive des prières de la conscience des cellules et, selon les critères officiels, aucune guérison n’a eu lieu. Dit autrement, qu’elle vit d’une façon qui, scientifiquement, est impossible.
Nous avons là un exemple concret d’un changement de fonctionnement du corps, d’un corps qui ne fonctionne plus selon les lois habituelles.
La suite de l’histoire ?
Dans sa conception, Sandrine pensait que nous avions tous à faire un bout de chemin, une partie à transformer et que son rôle à elle, était de s’occuper du sang. Elle m’a dit un jour qu’elle avait fait un rêve pour lui dire que sa tâche était accomplie, qu’elle pouvait, si elle voulait, « rentrer à la maison ». Sandrine a répondu qu’elle préférait rester et commencer à travailler à la transformation… des os.
C’est à ce moment que nous avons commencé à nous perdre de vue. J’ai, sans succès,    essayé de la retrouver,
Baigner dans l’atmosphère de Sandrine, dans sa vibration, fut un baptême du feu, une bénédiction, une grâce… que j’ai dû quitter assez douloureusement.
Il m’a fallu plusieurs années pour comprendre que son énergie était tellement forte que tant que j’étais en contact avec elle, je ne pouvais pas trouver mon propre chemin.
Vu de mon point de vue, je comprends qu’il est bien qu’il en fut ainsi et que je ne pouvais voler de mes propres ailes. Je vivais la chose, au travers de son expérience à elle, qui est tellement extraordinaire, tellement puissante. Vivre au contact d’une expérience si forte empêchait que je vive mon expérience. Ou plutôt, l’expérience de la transformation, à ma façon.
J’ai essayé d’imiter sa façon, et je suis allé au casse gueule. J’ai terminé cette période de 4 ans, dans un état d’épuisement et de profond découragement dont il m’a fallu quelques années pour me relever.
Je m’étais mis à faire le japa de façon intensive, plusieurs heures par jour tous les jours, espérant une guérison, espérant ceci, cela, croyant bien faire, sauf que mon imitation était très enfantine, très mal comprise : une sadhana à la force du poignet alors que Sandrine utilisait la force de son âme, le feu qu’elle avait en elle, la force d’Agni, et sa volonté indomptable.
Et puis, je faisais le japa pour obtenir un résultat personnel alors que Sandrine ne le faisait pas pour guérir, même si cela est arrivé. En bhakta du Divin, elle faisait tout pour le Seigneur.
Par contre, cette pratique assez intensive de ces prières de la conscience des cellules a beaucoup développé la sensibilité de la conscience avec un accès beaucoup plus direct et plus fin au corps et au monde des vibrations, une compréhension plus intime et plus directe de l’expérience de L’Agenda.
Om
Vu du point de vue de Sandrine, je comprenais aussi que son corps soit devenu d’une sensibilité extrême, et qu’elle devait se protéger. Je pourrais raconter quelques anecdotes sur sa conscience corporelle, mais l’essentiel est ce que Sandrine a fait.
Pour ce travail de transformation du corps, les gens ne se rendent pas compte à quel point c’est délicat. Pour ce travail-là, Satprem s’est isolé.
Auroville prétend être aussi le berceau du Surhomme et il faudra bien des « sages-femmes » et des « sages-hommes » pour protéger les bébés du nouveau monde, les êtres en transition. J’ai l’impression que ce point n’est pas encore entré dans la conscience collective d’Auroville. Et tant qu’il en sera ainsi, il est probable que les bébés supramentaux vont chercher d’autres lieux, la protection dont ils auront besoin.
Sandrine, a montré que la transformation physique était tout sauf un truc lointain, impossible, qui viendra dans des siècles et des siècles, ou réservé à quelques yogis dans leur montagne des Nilgiris…
Tout cela s’est passé au rez-de-chaussée de son HLM à Aix-en-Provence.
Nulle autre personne, après Mère et Satprem, ne m’a montré à quel point ce travail de transformation était concret ! Cette rencontre fut initiatique et c’est pour moi un signe fort que ma façon à moi de me consacrer à cette Œuvre est de continuer ce travail.
Je n’ai pas rencontré Sri Aurobindo à partir d’une personne me parlant de « La Vie Divine » mais à partir d’une femme dans un processus de transformation du corps qui me passe dès le premier jour « Le mental des cellules » et les prières de la conscience des cellules.
Il faudrait être sourd et aveugle pour n’y voir aucun signe du travail que j’ai à faire.
C’est un pied de nez impertinent à toutes celles et ceux qui remettent sans arrêt la chose, la transformation du corps, à plus tard, qui pensent encore et encore et encore qu’elle est impossible, ou si loin de leur conscience que, d’ailleurs, ils parlent très peu du corps.
Pourtant, Mère nous a dit que seul le corps pouvait savoir, que le lieu du passage était dans le corps, que le salut était physique.
Elle a raconté aussi, alors qu’ils étaient dans le travail pour transformer le mental, que Sri Aurobindo était venu la voir pour lui dire qu’il fallait toujours faire et refaire et refaire encore le travail et que Mère lui avait répondu qu’il en serait toujours ainsi tant qu’ils ne seraient pas au niveau du corps. Et elle termine en racontant qu’ils ont arrêté le travail au niveau du mental pour s’intéresser au corps.
Beaucoup d’autres citations vont dans le même sens.
Le corps, ce grand oublié.
Puisse cet article ramener à notre conscience cette Possibilité…
Et nous faire tomber – sortir de notre forteresse mentale, de notre fatras psycho-émotionnel, de notre fourbis relationnel pour nous retrouver, au ras des pâquerettes, c’est pourtant joli les pâquerettes, c’est sans prétention, comme seul le corps peut l’être…
Peut-être sommes-nous encore bien trop immodestes pour nous intéresser à une cellule qui vibre, qui vibre, qui vibre…

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THE DOEL BIRD

We are happy to inform you that the book « L’Oiseau Doël » , which is the last text written by Satprem, has just been translated from the French and is now available as a PDF file ready to be downloaded on the « Satprem » chapter of the page « Books… » of  this blog.

We hope you will enjoy the reading of that wonderful « story »…

 

 

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LA MÈRE… UNE ARTISTE

Un très beau petit film, réalisé en Septembre 2018.

 

 

 

 

 

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L’HISTOIRE EXTRAORDINAIRE DE JOHN KELLY

L’histoire extraordinaire de John Kelly

de Maggi Lidchi-Grassi

Traduction de Maryse Prat

Un témoignage vivant de l’action de Sri Aurobindo et de Mère pendant la seconde guerre mondiale

John Kelly, soldat d’infanterie américain d’origine irlandaise, a dix-huit ans lorsqu’il arrive en France, après le débarquement allié, et se retrouve plongé au cœur des dernières batailles de 1945.

Dans son enfance, John était medium et rencontrait régulièrement ceux qu’il appelait ses parents célestes ou « Great Sir » et la Dame du ciel.

En grandissant, John, comme beaucoup d’autres enfants, a dû mettre de côté cette capacité à voir l’invisible. Puis, il a oublié.

Dans l’horreur de la guerre, la détresse de John et son appel intérieur ont fait revenir à lui ses parents célestes. Son « Great Sir » l’a alors guidé à travers tous les combats, lui permettant de rester en vie et bien souvent de sauver ses compagnons en accomplissant des exploits.

Ces journées de combat, le choc de la découverte d’un camp de concentration, la rencontre avec un colonel polonais rescapé des camps ainsi que les contacts de John avec ces deux Êtres sont relatés de façon poignante et captivante…

A la fin de la guerre, la quête de John lui permet de comprendre que ses parents célestes sont en réalité sur terre et que son travail se trouve ici, dans cette matière physique.

Il découvrira l’identité de Great Sir et de la Dame : Sri Aurobindo et Mère…

https://www.thebookedition.com/fr/l-histoire-extraordinaire-de-john-kell-p-360654.html

Titre original : Great Sir and the Heaven Lady, publié par Writers’ Workshop, Kolkata

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ERIC : Crowdfunding pour le théâtre de Sri Aurobindo

Mère et Sri Aurobindo représentent une Révolution planétaire, une subversion radicale du système maintenant décroissant. Par conséquent, s’attendre à ce que les institutions de l’ancien système deviennent des porte-parole de cette Révolution (qui marquera leur fin) serait chimérique et pernicieuse. Le monde économique, financier, politique, religieux et même culturel, s’accroche au Vieux de

plus en plus agonisant, qui doit être supplanté pour faire place au Nouveau en gestation. Il est donc nécessaire de s’appuyer sur des réalités sincères, hors de la logique mercantile, libres de toute affirmation aux mécanismes décadents du soi-disant pouvoir.

Nous sommes convaincues que le moment est enfin venu de mettre en scène les sublimes  drames de Sri Aurobindo, en lançant des levées de fonds à travers le système de financement global (crowdfunding, pour employer le terme anglais le plus utilisé) à travers la  plateforme  web.  Jusqu’à présent, dans le monde, aucun des cinq drames de Sri Aurobindo n’a jamais été représenté professionnellement — le temps est venu de combler le vide!
La campagne de financement collectif que nous lançons ici, vise à mettre en place un spectacle de la plus haute qualité artistique et technique, en utilisant la contribution créative des artistes très calés. L’œuvre choisie est Eric, le dernier des drames de Sri Aurobindo, composé de Pondichéry entre 1910 et 1920 (publié à titre posthume en 1960).

Afin de rendre un tel projet possible, une association à but non lucratif — FREYA, Centre d’études et de recherches — a été crée. Cette association à pour but de gérer la collecte de fonds, de vous tenir au courant des développements du projet, fournissant aux donateurs des expressions de gratitude et aussi le reisegnements des événements culturels (conférences et études approfondies) à la représentation théâtrale, afin de concrétiser le projet, et vous donnant le compte-rendu détaillé du montant total recueilli et de toutes les dépenses. A cet effet, une plateforme web dédiée — www.eric.theater — a été créée, géré par le Centre d’étude et de recherche FREYA, pour vous tenir au courant.

Nous avons également réalisé une vidéo de présentation de cette campagne de financement, à l’adresse suivante: https://youtu.be/CHzKxE6g0U8.

Chaque contribution sera essentiel à la réussite de notre projet, que nous aimerions puisse devenir le votre aussi. En temps voulu, nous publierons un livret de présentation avec la liste de vous tous, les seuls donateurs de la production théâtrale. Cette liste apparaîtra également sur le site cidessus et il couvrira quatre niveaux —

  • supporters de base: de 5 à 111 euros;
  • donneurs moyens: de 111 à 499 euros;
  • donneurs over: de 500 à 5000 euros;
  • donneurs super: plus de 5000 euros.

Nous nous appelons à vous, en demandant une contribution. En espérant que vous apprécierez notre choix de ne pas nous adresser à ceux qui sont motivés par des intérêts lucratifs.

Tous les donateurs auront le droit de ramasser gratuitement une copie du livre de soumission. De plus, par rapport à l’offre faite par chacun de vous, nous serons heaureux de vous offrir une foule d’expressions de gratitude: billets gratuits, affiche signée par les acteurs, tome avec dédicace par le directeur-traducteur, et bien autre encore (pour avoir des information plus détaillées, visitez notre website: www.eric.theater).

En harmonie avec l’esprit de Mère et Sri Aurobindo, vous seriez les vrais et sincères sympathisants, les seuls prêteurs de cet événement très attendu.
Voici certaines caractéristiques de la représentation:

  • acteurs de compétence éprouvée;
  • scénographie confiée à un artiste de scène authentique;
  • costumes conçus par un artiste et emballés par un atelier de couture spécialisé;
  • musique de scène spécialement créée par un compositeur de valeur.

En créant une œuvre de grande valeur artistique, nous préparerons simultanément deux versions différentes du spectacle, une en anglais original et une en italien. Les débuts auront lieu en Italie, après quoi la tournée commencera.

Nous avons l’intention de faire une tournée internationale, destinée à représenter Eric partout où nous trouverons un réel intérêt pour la mise en scène de cette pièce.

Le site choisi pour cette collecte de fonds est Kickstarter; cliquant ici (https://goo.gl/LerzfR), vous pouvez accéder directement à la page du projet. Le budget minimum à atteindre est de 50 000 euros (cinquante mille euros). La période de don commence le 12 mars 2018 et se termine le 11 mai 2018.
Notre collection est un «reward-based crowdfunding all-or-nothing». Cela signifie qu’il y aura des récompenses pour chaque groupe de dons (plus d’informations ici) et que chaque offre que vous faites ne sera retirée que si nous parvenons à financer la campagne entière. Si nous n’atteignons pas le minimum de 50 000 €, aucun montant ne vous sera déduit!

Le projet est divisé en quatre phases distinctes:

  1. 12 mars 2018 – 11 mai 2018: collecte de fonds, comme indiqué ci-dessus.
  2. 2018: sélection des artistes et réalisation contextuelle de musique, costumes, scénographie.
  3. 2019: réoétitions théâtrales.
  4. 2020: début (prévue pour le 24 avril) et, à suivre, tournée.

Le 24 avril 2020, le jour de la première absolue, comme beaucoup d’entre vous le savent bien, on célèbre le Centenaire du retour définitif de Mère après de Sri Aurobindo. Événement que nous souhaitons célébrer avec vous dans un esprit de fête (dans le jour dédié à Mère Freya: vendredi, norvégien Fredag, allemand Freitag, anglais Friday)!

En conclusion, nous attendons vos suggestions., qui seront toujours les bienvenus. Nous  espérons de vous compter parmi les supporters enthousiastes de ce merveilleux projet. Ce sont des “petits gestes” similaires qui font toujours la différence e qui peuvent mettre en mouvement des changements attendus depuis longtemps.

À bientôt …
Et, je vous recommanderais de passer-le-mot!

Leonardo Cellai

P.s.: S’il vous plaît, aidez-nous à faire connaître notre vidéo à travers vos contacts: https://youtu.be/CHzKxE6g0U8

 

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SRI AUROBINDO, FRANÇOIS ASSELINEAU, ET LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

asselineau president

sri aurobindo & françois asselineau

« Nous avons réduit le mental à zéro, nous avons étranglé la Pensée avec une corde ;
honneur et pitié sont morts désormais, la force seule est le seigneur de la Nature.
Nous bâtissons un ordre nouveau du monde ; nos bombes clament la paix de Wotan »

                                                                       Sri Aurobindo  – Les enfants de Wotan (1940)

Chers Amis,

Le nom et les idées de François Asselineau commencent  à être  connus de certains d’entre vous, alors que la plupart des gens n’en avaient, jusqu’à récemment  encore, jamais entendu parler…
Rien d’étonnant à cela quand on comprend la menace que représente cet homme pour la classe politique totalement corrompue, tant il est pétri des qualités qui manquent cruellement et depuis fort longtemps déjà à cette dernière.

Vous savez peut-être également  que Mr Asselineau, lors du discours prononcé à l’occasion du 10ème anniversaire de la création de son parti politique, l’Union Populaire Républicaine, a littéralement frappé les esprits en étant le premier homme politique de l’histoire à prononcer  à plusieurs reprises le nom de Sri Aurobindo et à citer tout un passage de « L’Idéal de l’Unité Humaine », tandis que la photo de Sri Aurobindo apparaissait sur un écran géant derrière lui, et en déclarant  en conclusion de son discours :

« Notre vision du monde est celle de Sri Aurobindo. »

« Face à la vérité, à l’honnêteté et au courage, rien ne peut arrêter le déferlement qui arrive. »

François Asselineau est également le premier et le seul  homme politique Français à oser  dénoncer, entre autres choses,  le Nouvel Ordre Mondial que l’oligarchie qui nous gouverne actuellement s’apprête à mettre en place dans un avenir beaucoup plus proche que nous ne pouvons l’imaginer…
Nous sommes à un moment critique de notre histoire et l’enjeu se situe bien au-delà d’une simple question d’élection présidentielle, tant le problème est d’ordre supra-politique et évolutif et  Mr Asselineau semble l’avoir très bien saisi qui insiste sur la nécessité de « tirer la France vers le haut dans une vision universelle » et parle même  des « conditions d’existence sur la terre »…

Je m’adresse donc plus spécialement à tous ceux qui connaissent l’œuvre évolutive de Sri Aurobindo et Mère, et qui peuvent ainsi, je l’espère, comprendre la nature des forces en jeu, ainsi qu’à tous ceux qui  sont engagés dans une démarche spirituelle, et  les invite à bien saisir l’extrême gravité de la situation  non seulement pour la France, mais aussi pour le monde, et  à AGIR en conséquence.

L’heure n’est plus aux tergiversations et François Asselineau  est, selon moi,  l’un des meilleurs « instruments publics » sur terre à l’heure actuelle : le seul et dernier espoir pour la France et le seul et dernier homme entre nous et le chaos.

Le dernier acte a commencé et la Révolution est en marche.

 

 Diksha                                                                                                           Paris, le 5 Avril 2017

 

 

 

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UN NOUVEAU LIVRE SUR SATPREM !

David Aimé

Satprem Résistant (1943-1945)

« Et puis les camps m’avaient brutalisé pour toujours — ce sont des traumatismes dont on meurt à moins d’avoir le courage de sauter dans l’avenir. C’est ce que j’ai fait. ».

Le 5 mai 1945, Satprem était libéré du camp de Mauthausen où il avait été déporté, peu avant ses 20 ans, pour faits de Résistance. En rassemblant la quarantaine de documents qui ont pu être trouvés sur le parcours de Satprem dans la Résistance, son arrestation, sa déportation et sa captivité, ce livre apporte un éclairage inédit sur un pan encore mal connu de sa vie, ayant pourtant grandement déterminé sa quête future d’un nouvel Homme.

http://www.editions-banyan.com/produit/satprem-resistant-1943-1945/

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LES DERNIERS JOURS DE SATPREM ET SUJATA

Extrait de « Sujata Nahar – Loving homage »
Édité par Nirmal Nahar & Anurag Banerjee

Satprem fit sien le défi d’atteindre l’Inatteignable. Il s’aventura tout d’abord  dans l’ascension des plans de conscience pour atteindre le Supramental – la région de la Conscience-de-Vérité absolue. Sa tâche suivante fut de fixer la conscience Supramentale dans son corps physique. Cette rare prouesse fut également accomplie par lui. Un de ses proches collaborateurs avait noté que sa main était comme du plomb fondu; après tout, c’était là le corps dont chaque cellule était pleine  à craquer de conscience..
La seule tâche qu’il restait à accomplir à Satprem était la complétion de la transformation du physique qui conduirait à son tour à la conquête de la mort. Il travailla infatiguablement pour trouver la clé qui résoudrait ce mystère et peut-être la trouva-t-il car il a été rapporté qu’il  informa par écrit un de ses proches associés: « Je suis arrivé au bout ». Il y a des années de cela, Mère avait prophétisé que Satprem irait jusqu’au bout et cela  prit trois décades pour que la prophétie se réalise. Le matin du 17 Décembre 2006, Satprem dit à Sujata: « C’est la victoire, une victoire, la victoire de notre Mère, la victoire de Mère pour la terre. Il n’y aura plus de mort. » Il en fit la preuve par lui-même lorsqu’au début Avril 2007 il mourût en descendant dans la mort mais finalement ressuscita. (Il répétait ainsi une prouesse que Mère avait accomplie en Avril 1962). Il fût alors emmené dans les appartements de Sujata qui était assez souffrante à ce moment-là. Il prit ses mains dans les siennes et dit: « Ma Douce » – un adieu final à celle qui fut sa compagne constante dans la vie, la sadhana et la mort. Ainsi, lorsqu’il quitta son corps physique le 9 Avril 2007, ce ne fut pas la « mort » au sens ordinaire. Il avait probablement préparé pour lui-même le nouveau corps et passa juste dedans sans aucune interruption de conscience et en maintenant la continuité de sa personnalité. Ainsi, il n’était pas question de faire revivre le vieux corps matériel. Et quand une telle chose est faite, le vieux corps périt. Il avait déjà fixé la conscience Supramentale dans son corps physique, mais il nous faut comprendre qu’il n’a pas supramentalisé son corps. C’est pourquoi, comme Sri Aurobindo et Mère, il a du quitter son corps physique. Un homme-humain ne peut devenir un homme-divin directement. L’être supramental viendrait à travers êtres intermédiaires que Mère a nommé Surhomme.
L’impossible mission yoguique de Satprem fut accomplie parce qu’il avait Sujata comme collaboratrice . De même que Sri Aurobindo put ascensionner vers sa siddhi grâce à la constante collaboration de Mère, Satprem put également accomplir le rare exploit yogique de tirer la lumière supramentale dans son corps parce que Sujata elle-même était une sadhika de tout premier ordre. Elle était le système de soutien de Satprem. Sur le plan physique, Satprem était presque impuissant sans Sujata. La fameuse déclaration de Mère à propos de Sri Aurobindo: « Sans lui, je n’existe point; sans moi, il n’est point manifesté » est toute aussi appropriée dans le cas de Satprem et Sujata. À la différence de Satprem, Sujata n’a pas fait beaucoup de révélations sur sa vie intérieure mais lorsqu’il lui arrivait de partager ses visions occultes et ses expériences spirituelles, il était évident qu’elle aussi avait atteint un niveau enviable dans la hiérarchie de la conscience spirituelle. Il y avait beaucoup de choses dont elle devait s’occuper sur le plan matériel et elle gérait les activités des deux mondes (celui spirituel intérieur et celui matériel extérieur) avec la plus grande perfection. Elle était la Shakti derrière la sadhana de Satprem. Ils étaient considérés, à juste titre, comme les « âmes soeurs ». Même la mort ne put les séparer bien longtemps car Sujata choisit de suivre Satprem dans l’autre monde dans les trois semaines après son départ physique.

 

À propos de Satprem et Sujata:
Extrait d’une interview avec Nirmal Nahar (frère ainé de Sujata)
Par Anurag Banerjee

Parlez-nous de leur vie à partir de 1978, c’est-à-dire après qu’ils se soient installés à Kotagiri.

Au début, nous n’avons eu aucun contact pendant plusieurs années. J’ai commencé à lui rendre visite après des années. Quelquefois je recevais des lettres de Sujata. Satprem n’écrivait pas. C’est seulement lorsqu’il m’envoyait des livres qu’il écrivait une ligne dedans. J’ai commencé à lui rendre visite probablement à partir des années 80 ou 90… En ce temps-là, Satprem me parlait de sa sadhana et des difficultés auxquelles il était confronté. Il était très  perturbé à la vue de la détérioration de la scène politique de l’Inde. Et il insistait toujours sur le fait que cela devait être complètement brisé, réduit en miettes comme cela (geste de frapper la paume gauche avec le poing droit). Trois ou quatre ans avant son départ, comme il n’était pas bien, il nous était conseillé de ne pas aller là-bas car Sujata s’occupait de lui et ne pouvait consacrer aucun temps à quoique ce soit d’autre.
Les membres de la famille de Monsieur Baron venaient rendre visite à Satprem. Ils le tenaient en haute estime; Il était très respecté en France. Après qu’il ait quitté son corps, La France et d’autres pays européens lui ont fait beaucoup de publicité mais aucune publicité ne fut faite en Inde…

Qu’avez-vous observé du développement de la sadhana de Satprem ?

Il était toujours en concentration profonde. Parfois il marchait en se soutenant avec sa main reposant sur mon épaule mais la plupart du temps c’était Sujata qui le soutenait. Cela parce qu’il était incapable de prendre soin de lui-même. Il n’était pas conscient de son bien-être physique. Et parfois il s’asseyait sur le seuil de la maison; on s’asseyait là et il me parlait ou simplement méditait. Près d’un buisson sur la pelouse de leur maison il y avait un petit Shiva-lingam auquel il offrait régulièrement son adoration. Et il y avait une statue de Nandi (le taureau, véhicule de Shiva) à l’entrée; chaque jour, le matin, il allait lui offrir des fleurs.

En 2006, Satprem avait envoyé une note à Kireet Joshi dans laquelle il avait écrit: « J’ai atteint le but. » Quel était le but auquel il faisait référence ? était-ce la complétion du processus de transformation physique ou de fixation de la conscience supramentale dans sa conscience physique ?

Ça je ne sais pas. Auparavant, il m’avait écrit qu’il avait atteint le but. Ce que je sais c’est que la Lumière supramentale était venue dans son corps. Il y avait une radiance particulière dans tout son corps. Cela je l’ai observé. La façon dont il marchait montrait qu’il n’avait pas conscience physiquement de son propre corps, c’est pourquoi Sujata devait s’occuper de lui.

Dites-nous quelque chose de la sadhana de Sujata-di.

Sujata était très silencieuse à propos de sa sadhana. Elle avait atteint un très haut niveau dans la sadhana. Mais elle n’a jamais rien révélé à ce sujet excepté ce qu’elle a dit dans ses conversations privées. Elle racontait certaines de ses expériences qui révélaient qu’elle avait atteint un très haut niveau. Nous pouvions comprendre que sa conscience était à un niveau très élevé. La conscience supramentale était présente en elle mais elle vivait de manière si simple et elle pouvait  si bien s’adapter qu’il fallait le voir pour le croire. Elle avait une profonde compassion et cela irradiait d’elle.

En Novembre 2006, j’avais reçu une lettre de Sujata-di dans laquelle elle avait écrit à propos de Satprem: « Il est plongé profondément dans ses nouvelles expériences… tandis qu’il suit les pas de Sri Aurobindo et de Mère. » Mais dans les cinq mois nous avons appris le départ de Satprem suivi de celui de Sujata-di. Pouvez-vous nous dire ce que vous savez de leurs derniers jours ?

Satprem n’est pas tombé malade. Il avait complètement perdu conscience de son être physique. Il ne savait pas lui-même ce qu’il faisait. C’est pourquoi Sujata devait s’occuper de lui jour et nuit parce que sa condition était très intense dans les six derniers mois avant qu’il ne parte. Sujata n’avait pas le moindre sommeil. Si elle était partie au lit la nuit, Satprem appelait tout à coup « Ma Douce » alors naturellement elle devait s’occuper de lui constamment. Sa santé se détériora graduellement et elle aussi se retrouva clouée au lit. D’après mon neveu Pratip qui l’a vue avant sa mort, elle n’était même pas en condition d’être emmenée dans un hopital et elle n’était pas très consciente. Ma soeur Suprabha et Pratip furent les derniers auxquels elle parla.

Ne lui avez-vous pas parlé ?

Non, nous n’avons pas eu de conversation. Presque un mois et demi avant que Sujata ne parte, lorsque je l’avais appelée accidentellement elle avait répondu au téléphone. C’est la dernière fois que nous nous sommes parlés. Nous avons juste échangé des plaisanteries. Avant qu’elle ne quitte son corps elle était dans un état semi-conscient pendant plusieurs jours. J’étais à Palitna à ce moment-là. Je l’appelais tous les jours pour m’enquérir de sa santé. Je suis rentré à Calcutta le 3 Mai 2007. Le jour suivant au matin Suprabha m’a dit que Sujata était partie.

Qu’est-il advenu des restes mortels de Satprem et Sujata ?

À Land’s End, c’est-à-dire sur la pelouse de leur maison à Kotagiri, Satprem et Sujata ont été enterrés côte à côte près du buisson où le Shiva-lingam était placé.

Dites-nous quelque chose du rôle qu’a joué Sujata-di dans la sadhana de Satprem.

En une phrase je peux dire: Sans Sujata Satprem était incomplet. Et sans Satprem Sujata n’aurait peut-être pas accompli autant. Sujata avait une belle âme depuis son enfance qui s’est développée sous l’aile de Mère et Pavitra et a fleuri en compagnie de Satprem.

 

Addendum

Ce qui suit est une brève description des derniers jours de Satprem et Sujata Nahar qui me fut rapportée par Shrimathi Suprabha Nahar, la plus jeune soeur de Sujata Nahar et par Kireet Joshi.
Deux mois avant qu’il ne quitte son corps, Satprem avait dit: « Le travail est fait. » Sa fin vint le matin du Lundi 9 avril 2007. Le dernier mot qu’il prononça en prenant son petit déjeuner fut: « MA ». La dame qui s’occupait de lui l’aidât à se lever du lit et à s’asseoir sur le canapé à côté. Alors qu’elle était partie ouvrir les rideaux pour faire de la lumière dans la pièce, elle entendit deux sons gutturaux. Elle s’approcha de Satprem et vit qu’il avait quitté son corps en position assise avec un oeil fermé et l’autre regardant une photo de Sri Aurobindo. La nuit suivante, son corps a été mis au repos dans son jardin.
Sujata Nahar était déjà alitée quand Satprem a quitté son corps. Elle avait cessé de parler et indiquait seulement si elle désirait prendre ou non la nourriture liquide qui lui était donnée. Occasionnellement elle appelait: « Ma, Ma ». Le 4 Mai 2007, exactement vingt cinq jours après le départ physique de Satprem, la dame lisait un passage de l’Agenda de Mère (20 Avril 1966,re: Le décès d’Anousouya). Après cela elle lui donna de l’eau à boire qu’elle prit et peu après elle quitta son corps.

(Traduit du texte anglais original par Diksha)

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ARTICLE DANS LE MAGAZINE « SOURCES »

Suite à une rencontre lors d’une projection de « L’homme après l’homme » en Mars 2012 à Auroville, l’association « Terre du Ciel » a publié le DVD du film accompagné d’un excellent article dans le n° 19 de sa revue trimestrielle « Sources ».
Nous reproduisons ici cet article auquel nous avons apporté d’infimes corrections.

« En 1981, David Montemurri, réalisateur de la télévision italienne, interviewe Satprem, retiré à l’époque dans les Nilgiri, les Montagnes bleues du Sud de l’Inde, avec sa compagne Sujata. Le couple avait quitté depuis quelques années l’ashram de Pondichéry, le lieu où, trente cinq ans plus tôt, Satprem avait pour la première fois reçu le Darshan de Sri Aurobindo et de Mère, sa compagne spirituelle.
Bernard Enginger – à qui Mère donna plus tard le nom de Satprem – sortait alors d’une rude épreuve : arrêté à l’âge de vingt ans dans la Résistance, il avait passé dix-huit mois dans un camp de concentration. Dévasté par cette expérience, il voyage pour se
reconstruire, puis travaille dans l’administration coloniale de Pondichéry. C’est là qu’il reçoit le message de Sri Aurobindo : « L’Homme est un être de transition » comme un axe pour sa vie.
Satprem quitte un temps l’ashram pour de nouvelles errances, en Amérique Latine et en Afrique, avant de regagner définitivement l’Inde. Après le départ de Sri Aurobindo, il devient pendant près de vingt ans le confident de Mère et le témoin de son expérience évolutive, consignant leurs entretiens, transmis plus tard par la monumentale publication  de l’Agenda de Mère. Jusqu’à son départ en 2007, il écrit de nombreux essais qui font de lui l’un des principaux introducteurs au travail de Sri Aurobindo et Mère, dont il explique la portée et la signification, et participe de près à l’aventure d’Auroville.  A partir de 1982, tout en continuant à écrire et à publier, il se retire définitivement pour rechercher « le grand passage » évolutif vers ce qui suivra l’homme.
« On n’est pas dans une crise morale, on n’est pas dans une crise politique, financière, religieuse, on n’est dans rien de tout ça. On est dans une crise évolutive. On est en train de mourir à l’humanité pour naître à autre chose… » répond Satprem aux questions concernant la crise de civilisation que nous traversons actuellement et l’avenir du monde moderne. Y aura-t-il quelque chose d’autre après l’homme actuel, ou bien faut-il se résigner à la catastrophe et à la disparition de l’espèce humaine ?
Par touches, Satprem expose le travail de transformation initié par Sri Aurobindo et Mère. Ce n’est pas la pensée qui évolue au cours de ce processus, cela se passe au fond des cellules de notre corps, et nous ne pourrons y échapper. C’est cette marche qu’il s’efforce lui-même de poursuivre, tout en montrant au monde que le chemin vers la nouvelle espèce est possible pour l’être humain. Mais la transformation en cours procède entièrement du nouveau, insiste-t-il. Rien de ce que nous connaissons n’est en mesure de faciliter le passage vers la nouvelle manière d’être, qui n’est pas « une amélioration de la prison actuelle », les systèmes actuels, qu’ils soient philosophiques, religieux ou politiques, nous conduisant tous dans une impasse. La solution n’est pas dans l’action, même si, à titre individuel, nous devons agir dans le monde, là où nous sommes.
Cette évolution inéluctable, les horreurs du monde elles-mêmes la facilitent, car « on nous fait cette grâce de tout casser« . Parce que lorsque tout s’écroule, il ne reste qu’un noyau de force, un coeur vivant – c’est l’être. Et c’est cela même qui a la possibilité de traverser et de passer à la prochaine étape. Car il s’agit bien, en effet, de mourir à l’humanité, d’arriver au « rien » afin que quelque chose advienne, que l’on naisse à autre chose. Si peu d’hommes ont « le courage de ce rien-là« , déclare Satprem, nous sommes tous au seuil d’un saut évolutif, et les circonstances nous y contraignent.
Cependant, l’homme a la possibilité de comprendre ce processus, et dès lors il peut y collaborer en descendant dans la conscience corporelle, un espace où l’on découvre que les cellules communiquent avec tout, que le corps peut donc pénétrer partout, et on accède alors à un autre état d’être. »
 

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